Compte-rendu des citadelles

2017-2018
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Compte-rendu des citadelles

Publié il y a 5 mois par

Compte-rendu des 24 km du Trail des Citadelles - 1er avril 2018

Compte-rendu des citadelles

Les citadelles, poisson d’avril ?

 

1er avril, 6h le réveil sonne ! Il faut se préparer rapidement car aujourd’hui un 24km de 1200D+ m’attend.

Il a plu toute la semaine, ça annonce la couleur. Tubes de gel check ✔ Babysitter check ✔

Petits frissons en sortant de la maison mais le soleil pointe déjà le bout de son nez. Séverine et Brice, qui courent également le 24, me conduisent jusqu’à LAVELANET, point de départ de la course. 45 minutes de voiture pour stresser, imaginer mais aussi se rassurer mutuellement.

A l’approche de la commune de départ, on peut déjà apercevoir au loin les chemins qui vont être empruntés par les traileurs, histoire de faire monter un peu plus la pression.

Le chemin de croix commence, il faut trouver une place et ne pas trop s’attarder sur les coureurs hyper affûtés qui commencent à s’échauffer dans les rues lavelanétiennes.

On récupère nos dossards, une affiche en souvenir et on profite du ravito pré-course bien fourni. Le buff est super sympa et l’accueil des bénévoles trés chaleureux. On discute et on croise des têtes connues, des collègues, des amis, des traileuses de « TEE ».

Le départ est dans 45 minutes, Séverine et moi n’avons pu vraiment envie d’y aller. Une amie fait un appel au micro pour chercher une paire de baskets en 42, son conjoint a oublié les siennes...Super idée, on se dit qu’on aurait dû y penser à celle là ! 😀

Le temps file, il est déjà l’heure de partir sous un magnifique soleil et au son de morceaux de Rock cultes.

Ça attaque fort..Je me focalise sur ce que m’a dit Séverine « Après Montségur, tu auras passé le plus dur ! ».

 

Pour le moment, je ne vois que des côtes et des torrents de boue...Ma mission si je l’accepte : ne pas tomber, ne pas me tordre la cheville (déjà fragile).

Heureusement pour tenir le coup, je rencontre Arnaud un collègue de boulot qui sera mon partenaire de course jusqu’à la fin. Il me montre au loin Montségur et se fait un malin plaisir de m’énoncer ce qui nous attend (le reste du dénivelé et les joyeuses côtes)...Je m’y croyais presque mais au final, il y a encore beaucoup à parcourir. Le moral en prend un coup.

 

Au pied du château, mes mollets pleurent déjà et mon genou gauche se fait gentiment remarquer. J’entends une traileuse crier que des mojitos et des masseurs suédois nous attendent au sommet (poisson d’avril!), il n’en fallait pas plus pour me motiver.

« L’ascension » commence et l’on croise des camarades qui redescendent déjà, les bougres. Un gentil bénévole me tend la main pour ne pas glisser sur la glace et j’y suis enfin. Le spectacle est sublime mais je suis lancée et je repars déjà pour la suite.

Désormais je n’ai plus qu’une idée en tête « le ravito des 13,5km ». La balade continue au grè des passages de ruisseaux (on ne les compte plus) et des bains de boue. On croise un malheureux traileur sur un brancard, ça rassure pour la suite.

J’aperçois enfin le « graal » tant attendu et là c’est le lâchage complet : gâteau, jus d’orange, fruits et un Doliprane pour le genou (Merci le syndrome de l’essuie-glace).

Maintenant il reste 10 km et il faut tenir. Technique subtile du détournement d’attention : on papote !

On se rapproche de LAVELANET, ouf c’est la fin ! Et ben non...Il paraît qu’on va rencontrer la sympathique Sainte-Rufine. J’ai fait sa connaissance et bilan du rendez-vous : sacrée peste, elle et moi on ne sera jamais copine. Quelle idée de nous faire terminer par une côte à 12h30 en plein soleil ? Oups j’ai passé la deadline de la babysitter, il est déjà 13h.

La bière ! La bière ! c’est elle désormais ma motivation...800m, 600m, 300m...on voit la ligne d’arrivée. J’entends mon partenaire de course crier de joie, ah non c’est une crampe.

 

4h22...Bref on l’a fait !

 

 

 


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